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À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

jeudi 26 avril 2012

Des idées farfelues pour contenir vos plantes



La nécessité est mère de l'invention?
Des citadins en quête d'endroit où jardiner ou des banlieusards qui se refusent à jeter ces choses cassées, mais sûrement encore utiles, nous démontrent que presque tout objet "creux"peut servir de contenant!

Laissez-vous inspirer en images par ces drôles, parfois même audacieux, contenants qui hébergent laitues, annuelles, fines herbes ou succulentes.

Sur Apartment Therapy, 15 Repurposed Planters: Just Add Dirt
Photos tirées du même article.

dimanche 22 avril 2012

Guérilla verte en famille

Pour le jour de la Terre, j'ai cru bon de m'initier avec mes deux aînés à la guérilla verte. Connue aussi sous le terme "guérilla jardinière" ou mieux encore dans sa langue originale, guerilla gardening, ce mouvement utilise "le jardinage comme moyen d'action environnementaliste, pour défendre le droit à la terre, la réforme agraire, l'agriculture" (Wikipédia).

L'idée a germé en 1973 chez Liz Christy, une artiste new-yorkaise. Accompagnée d'amis et de voisins, ces citoyens se sont approprié un terrain vacant pour le transformer en jardin communautaire. Aujourd'hui, l'organisation sans but lucratif Green Guerillas rassemble 600 jardins communautaires! Dans le monde, les guerillos jardiniers lancent des boules de semences (seeds balls) dans les terrains qui manquent de vie, plantent des légumes dans les parterres négligés des quartiers, entourent les arbres citadins de fleurs, font même des graffitis de mousses! Tentant, n'est-ce pas?

Des jardiniers qui embellissent la ville clandestinement! 
Image tirée du site britannique Guerrila Gardening.

J'ai l'imagination très fertile, vous savez. Surtout lorsque je traverse des endroits de mon quartier et de ma ville qui sont dénudés, trop engazonné, 'surasphalté', mal pensé quoi! Le terrain où nous avons décidé de planter notre arbre est une vaste pelouse dédiée au soccer. Aucun arbre n'entoure le terrain, ni même ne protège la foule assise sur les estrades des rayons du soleil. Le terrain jouxte l'aréna et la bibliothèque municipale qui sont abrités dans un immeuble sis dans un îlot d'asphalte. Encore une fois, aucun arbre sous le pourtour, ni à l'intérieur même du stationnement! Quelle aberration en ces temps modernes!

J'étais bien excitée d'aller planter un arbre dans un endroit public, moi qui suis plutôt une personne sage... Mes enfants ont bien aimé aussi: on dirait que c'était naturel pour eux! Je crois que ce premier geste de guérilla verte ne sera pas notre dernier!

 Guerillos, partons!
 Futur arbre ici.

 Un marronnier d'Inde symbolique: le premier de longue série à être planté sur ce terrain?




Nous avons planté un marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum), âgé de deux ans, semé puis oublié par un écureuil dans notre jardin. Le sol existant s'est avéré très argileux, ce qui n'est pas très favorable pour cet arbre. Heureusement, j'avais apporté un peu de compost et de terre noire. Nous avons également semé deux marrons avec l'arbre pour mettre toutes les chances du côté du verdissement... Nous avons finalement apposé des étiquettes pour renseigner les citoyens du nom de l'arbre ainsi que pour les encourager à arroser l'arbre (de leurs gourdes!) et d'en prendre soin. Nous irons évidemment visiter le marronnier souvent question de voir s'il s'implante bien!


Pour connaître d'autres joyeuses actions de jardinage réalisées sous le mouvement de guérilla verte, je vous suggère la visite du site français Guérilla gardening France et celui de Guerrila Gardening, version anglaise.

samedi 21 avril 2012

Des plantes gratuites? Oui!

Ça y est, le service Plantcatching est lancé dans le monde!

Évidemment, comme il est tout nouveau tout beau, la disponibilité de plantes n'est pas encore immense. Toutefois, il en va de chacun de contribuer en donnant une division de vivace, des semences en trop ou tout autre végétal qu'il lui fera plaisir de léguer à un autre jardinier à travers ce service gratuit et si simple!

Nous devons cette belle initiative à un citoyen montréalais ayant la bosse de l'informatique et tout nouvellement initié au jardinage. Son concept s'ancre très bien dans le mouvement du partage des ressources, du retour au jardinage pour notre bien individuel et collectif. En toute sincérité, je souhaite  longue vie à ce projet fantastique et j'imagine très bien son adoption rapide par la communauté mondiale.

Pour ma part, je ferai un don dans les prochains jours... Je vous en reparle!

Pour faire un don monétaire au projet, cliquez ici!

jeudi 12 avril 2012

Planifier le potager ornemental

Depuis 2011, je prends le temps de dessiner le plan à l'échelle de ce qui poussera dans les plates-bandes. Premièrement, cela me permet de calmer l'impatience de jardiner qui monte en moi durant les jours blancs et deuxièmement, ça m'oblige à prévoir les variétés et les quantités que je devrai semer à l'intérieur comme à l'extérieur.
Plan du potager ornemental 2012: cliquez dessus pour mieux l'étudier!

Concevoir un jardin en façade en mariant les plantes potagères aux plantes horticoles est tout un sport! S'ajoute à cela le grand défi économique: faire plus avec moins! Voici avec quoi j'ai jonglé pour accomplir ce fameux plan:

Effectuer une rotation des plantes potagères à travers des plantes statiques
Pas question de remettre les tomates et les poivrons à la même place que l'an passé! J'ai donc bougé mes cultures en considérant les successions (ex.: la culture du chou kale suit celle des tomates). J'ai aussi intégré de nouvelles plantes potagères question de diversifier notre assiette et de faciliter la rotation. La diversité a aussi l'avantage d'embrouiller le radar des insectes nuisibles et d'attirer une foule d'insectes utiles. Toutefois, la rotation a ses limites puisque les plantes établies non seulement demeurent à la même place, mais en plus prennent de l'ampleur chaque année. Il faut donc opter pour des vivaces basses, des arbustes et des conifères nains ou qui supportent la taille et penser à planter les arbres au nord.

Bien amender
Pour obtenir des plants en santé et des récoltes abondantes, amender (apporter de la matière organique au sol) est primordial! De plus, si le sol est riche on peut se permettre de serrer plus les plants. Pour ma part, j'ajoute chaque printemps du compost et du fumier. Dans le futur, j'aimerais bien expérimenter les engrais verts à l'automne. J'ai aussi débuté mon terreau de feuilles que je devrais obtenir d'ici un ou deux ans.


Le sentier de pierres est plaisant pour les enfants, mais peu pratique pour l'entretien et la récolte. 
Un nouveau sentier partira du stationnement pour rejoindre une des pierres.

Prévoir de sentiers
J'ai ajouté des petits sentiers de paillis pour faciliter l'entretien et la récolte. Par le fait même, je diminue le compactage du sol, car j'avais tendance à piétiner autour des plants ce qui n'est pas bon du tout! Un bêchage devra être refait pour cette année, mais je ne veux plus avoir à le faire: j'aimerais plutôt laisser ce labeur aux vers de terre qui transformeront en matière organique le paillis de feuilles mortes que je leur laisserai à l'automne...


Trouver des plantes trapues, jolies, comestibles si possible, pour border certains endroits des plate-bandes
Pas une mince affaire, mais c'est un défi que je crois avoir bien relevé. Mes choix se sont donc portés sur l'hysope, l'amarante 'Green Thumb', les capucines, le fenouil 'Bronze', le persil frisé et italien, la camomille allemande, le périlla pourpre. Je compte également sur les vivaces, les bulbes printaniers et les petits arbustes déjà établis pour apporter de la structure à l'aménagement.


Réaliser un compagnonnage efficace et intercaler les cultures
Tout un casse-tête! Encore une fois, je crois avoir réussi. J'ai considéré toutes les relations connues entre les plantes pour optimiser la culture et diminuer les interventions envers les insectes nuisibles. Par exemple, les oignons côtoient les carottes pour en éloigner la mouche néfaste; les tomates sont intercalées de bettes à cardes puisqu'elles apportent une ombre appréciée par premières. Toutefois, je m'interroge encore sur le fenouil, qui a plus d'ennemis que d'amis, et que j'ai finalement osé mettre près des pois mange-tout, de la nigelle et du cotonnier pourpre. Va-t-il nuire à l'ensemble de la plate-bande près du stationnement?

Échelonner en deux temps les cultures
Sur le plan vous remarquez que dans certains "nuages" il y a deux plantes: une première plante qui finira sa croissance au début de l'été et une seconde qui la remplacera pour un rendement de culture maximal!

Ajouter des annuelles qui apportent des touches de couleurs et des textures
Critère essentiel, elles se devaient d'être faciles à démarrer à partir de semences. Pour voir ma sélection, se reporter au billet ici. Je choisis souvent une couleur maîtresse pour unifier l'ensemble. Cet été, c'est le rouge avec la Rudbeckia hirta 'Cherry Brandy', l'ipomée rouge, le bourgogne dans le mélange de coréopsis. Comme je suis une inconditionnelle du violet, du mauve, du pourpre et cie. J'intègre partout des végétaux qui exhibent ces couleurs: fleur d'hysope, périlla pourpre, betterave 'Bull's blood', cotonnier pourpre, navet 'Purple Top White Globe', verveine de Buenos Aires seront les représentants cet été. Je pense aussi aux textures qui sont aussi importantes que les couleurs, sinon plus: l'amarante et son épi granuleux, les laitues aux feuilles frisées ou voluptueuses, le fenouil avec son feuillage fin, etc.
La grande plate-bande qui accueillait l'un des prés fleuris. J'ai tout désherbé à l'automne 2011. 
J'ai conservé les alchémilles en bordures, les graminées et d'autres vivaces et herbes au pied du ginkgo. 
Cet endroit très ensoleillé sera bientôt couvert de plantes potagères et ornementales!

De façon générale, les plantes potagères sélectionnées présentent autant un aspect intéressant qu'un goût délicieux. J'opte également pour des variétés au port buissonnant ou grimpant (pâtisson 'Sunburst', haricots 'Neckargold'). Si elles sont peu jolies, c'est qu'elles sont indispensables dans notre assiette! Dans ce cas-là, je les place de façon à ce qu'elles soient entourées de congénères plus ornementales.

Il me tarde de tester toutes ces idées dans la réalité!


Note: Au moment où je termine ce billet, le dernier numéro de Fleurs Plantes Jardins publie un article sur le potager design! Il y a des bons trucs à glaner!

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