Pages

À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

vendredi 23 mars 2012

Des supers trucs de jardinier!

Je vous partage ici des trucs découverts récemment et que je trouvais absolument géniaux! Je suis présentement en train de les tester. Si vous les connaissez bien, donnez-nous vos commentaires.

Bon jardinage!

Les oeufs au jardin!
Quoi faire avec les dizaines de coquilles d'oeuf après avoir préparé l'omelette? Les coquilles peuvent très bien prendre le chemin du compost ou pourquoi pas servir de fertilisant! En effet, les coquilles d'oeuf sont très riches en carbonate de calcium, le même composé retrouvé dans la chaux (voir ce qu'est le chaulage ici). L'élément mineur qu'est le calcium est un important régulateur de croissance et de développement de toutes les parties de la plante; il est aussi essentiel pour combattre les infections causées par les champignons et les virus. On comprend donc qu'un apport en calcium procurera des plantes plus fortes ayant plus de fruits sains.

Pour obtenir le fertilisant rien de plus simple: on laisse les coquilles sécher (on peut accélérer le processus en les faisant sécher au four à basse température) puis on les broie au robot ou au pilon. On saupoudre autour des plantes comme les rosiers, les fruitiers et les plantes potagères. Certains en placent même au fond des trous de plantation des tomates qui sont gourmandes en calcium (4 à 5 coquilles par plantes).

À penser!
Le contenant d'oeufs en carton s'avère aussi utile et se transforme en cellules biodégradables pour les semis qui aiment bien être transplantés au jardin dans le pot où ils ont été démarrés.

Le sac de lait, un pot adaptable
Pour obtenir des tomates vigoureuses, celles-ci ont besoin d'être repiquées deux fois et aiment bien qu'entre les deux repiquages leurs tiges soient enterrées afin de produire plus de racines aux endroits où les feuilles auront été pincées. Alors, pourquoi ne pas leur fournir un pot qui s'adapte à leurs besoins? Ainsi, on sème les tomates dans un sac de lait perforé à la base dont on aura roulé le bord jusqu'à l'obtention d'un pot de 4 à 5 cm de hauteur. 

Pour ma part, j'ai semé de 2 à 3 graines par sac. Lorsque les plantules auront leurs premières vraies feuilles (environ 15 à 18 jours après le semis), je rajouterai un peu de terre en déroulant un peu le bord du sac. Puis 15 à 20 jours avant la transplantation, je sélectionnerai le plant le plus fort par sac, je pincerai les deux premières vraies feuilles, puis je déroulerai encore le sac pour enfin ajouter du terreau jusqu'aux cicatrices des feuilles. Voilà! Je devrais obtenir de beaux plants forts! Toutefois, comme je le mentionnais plus haut, je suis présentement à tester ce truc: je reviendrai en mai commenter celui dans ce billet.

Ce que je pense du truc: Les tomates ont bien poussé, pas mieux ni moins que celles en pot. Le véritable avantage dans cette technique est qu'elle nous permet de sauter l'étape du repiquage. Ah oui! sans oublier que le contenant ne coûte rien!



Pour terminer, je recommande à nouveau ce truc pour identifier les semis: les languettes de store de PVC. On déniche le store usagé dans nos affaires ou dans un bazar,  on découpe de courtes étiquettes et à l'aide d'un crayon à encre indélébile, on écrit le nom des semis et le tour est joué!


jeudi 15 mars 2012

Promesses savoureuses

Pour la plupart d'entre nous, les dégustations de fleurs demeurent dans les limites du connu: artichauts et câpres marinés, pensées pour décorer, camomille et souci en infusion, bourrache en glaçon...

Et si on essayait la fleur de reine-des-prés à peine éclose pour aromatiser une compote, le bouton de tournesol cuit à la vapeur, le fuchsia en jujube, le glaïeul en canapé, le platycodon farci d'une onctueuse crème et de petits fruits?

La nouvelle édition revue et augmentée des Fleurs comestibles, du jardin à la table de Mélinda Wilson (Éditions Fides) nous propose de sortir de notre zone de confort et de découvrir le plein potentiel des fleurs qui nous entourent. Le livre répertorie 55 plantes cultivées ou sauvages, chacune ayant son portrait joliment détaillé. La culture, la récolte et la conservation des fleurs y sont clairement expliquées, leurs vertus nous sont exposées, des descriptions historiques des plus instructives nous sont offertes et surtout, des idées de recettes appétissantes à la fois simples et étonnantes sont révélées. De surcroît, le livre est d'une qualité graphique irréprochable avec des photos belles à croquer.

***
Dans un autre billet portant sur les fleurs comestibles, ma mère m'avait déjà prévenue que le livre plusieurs fois primé de Mélinda Wilson était "à dévorer". Elle n'avait pas tort. L'avoir sous la main est comme une invitation à se laisser tenter par la beauté  des fleurs: l'auteure nous donne envie de toutes les cultiver chez soi et de les apprivoiser.
 Myosotis. L'auteure suggère d''intégrer cette belle romantique
 aux salades, mais aussi aux gâteaux et aux glaçages!

En consultant le livre, j'étais heureuse de constater que je possédais déjà une belle collection de ses suggestions, dont le hosta, le thym, l'oeillet, la lavande, le souci, la lavande et le myosotis, qu'il me tarde de cuisiner.  Parmi la liste, une méconnue m'a attirée, l'hysope (Hyssopus officinalis). Cette "herbe sacrée" fréquente en Europe, mais oubliée ici, m'a séduite par ses beaux épis mauves, sa capacité à former de belles touffes vivaces et à attirer "les abeilles, les papillons et les oiseaux-mouches en plus d'éloigner par son odeur les insectes nuisibles". Cette plante très parfumée est antiseptique et efficace contre la toux et la bronchite. Voici un coup de coeur instantané pour le jardin ornemental, médicinal et culinaire!
***

Dans cette suite d'idée, je vous glisse ma première "liste d'épicerie" de semences en ligne de l'année 2012. Ces achats très raisonnés ont été effectués chez la compagnie ontarienne William Dam Seeds: j'ai trouvé la diversité excellente et leur rapport quantité/prix très bon.

- Hysope (Hyssopus officinalis): tout a été dit! J'espère être en mesure de faire pousser de beaux plants compacts pour en ceindre la plate-bande centrale en façade.
- Monarde 'Bergamo' (Monarda x hybrida): annuelle gagnante d'une médaille d'or au Fleuroselect 2008, elle s'est fait remarquer par sa floraison vibrante plus hâtive que ses consoeurs, son port compact et sa douce saveur citronnée. À déguster dans une limonade cet été!
- Coréopsis 'Incredible Mix' (Coreopsis x hybrida): une nouveauté magnifique avec ses fleurs jaunes, blanches ou roses au coeur marron. Grandes fleurs gracieuses sur un feuillage délicat. Pour sites ensoleillés et bouquets d'enfants...
- Courge d'été ou pâtisson 'Sunburst' (Cucurbita pepo ssp. ovifera var. ovifera): j'adore leur amusante forme de petites soucoupes volantes. J'ai également choisi cette variété pour son port compact et l'abondance de ses fruits d'un jaune lumineux.
- Betterave 'Touchstone Gold' (Beta vulgaris' ssp vulgaris): cette betterave remplace la 'Burpees Golden'. Elle a une peau orangée et une chair jaune doré.
- Ipomée rouge (Ipomoea multifida): recommandée par Julie Boudreau dans son excellent livre Plantes grimpantes, cette annuelle possède des feuilles finement découpées et des fleurs tubulaires rouges qui attirent évidemment les colibris. À faire grimper sur des bambous près de fenêtres...
- Concombre 'Diva Hybrid' (Cucumis sativus): un gagnant All-American Selections 2002. Apparemment l'un des plus délicieux en plus d'être sans graines et sans inconfort... On promet une abondance de fruits vert brillant sur des plants semi-compacts et sains.
- Oignon 'Candy Hybrid' ( Allium cepa): Un oignon espagnol pouvant atteindre les dimensions d'une balle molle et dont la saveur douce est comparable au type Vidalia. Se cultive très bien dans nos régions et peut se conserver jusqu'à trois mois.
- Amaranthe 'Green Thumb' (Amaranthus hypochondriacus): je cherchais une annuelle facile de culture pour accompagner les coréopsis colorés et les rudbeckies rouges. La voici! Ses droits épis vert pomme sont portés sur des plants compacts de 60 cm de haut. Excellente pour la fleur coupée.
- Haricot grimpant 'Neckargold' (Phaseolus vulgaris): choisie pour ses longues fèves jaunes, cette variété allemande est très productive et sublime au goût.

Déjà des promesses de saveurs emplissent mon être...



Fleurs comestibles, du jardin à la table
par Mélinda Wilson
Éditions Fides
254 p.
24,95$

Photos par Jasmine Kabuya Racine. Tous droits réservés.

samedi 3 mars 2012

Vivifiantes micropousses

Au hasard de mes lectures, j'ai découvert les micropousses (microgreens en anglais), une nouvelle tendance pour le commun des mortels, une méthode plus connue chez les granos. Elles ressemblent beaucoup aux germinations, à la différence qu'elles sont démarrées sur un terreau et qu'elles sont dégustées de la tige aux feuilles lorsque les premières vraies feuilles apparaissent. Les micropousses donnent du pep à n'importe quel plat: leur saveur est inversement proportionnelle à leur petitesse! Et que dire de la couleur qu'elles ajoutent aux rebords de fenêtres givrées et surtout aux assiettes!

Ce qui est fantastique avec cette technique, c'est la variété d'herbes et de légumes qu'on peut essayer: radis daïkon, roquette, mizuna, brocoli, betterave aux feuilles rouges, chou-rave, chou frisé, chou tout court, oignon, cresson, basilic, amaranthe, toutes laitues... Évidemment, on ne s'aventure pas avec les membres de la famille des solanacées (tomate, pomme de terre et cie) ainsi que la rhubarbe sous peine de s'intoxiquer!

On peut se procurer facilement des semences non traitées en ligne chez Horticlub, West Coast Seeds, Halifax Seed ou Richters. Les magasins d'aliments naturels peuvent être aussi de bons endroits pour s'approvisionner. On pense également à nos sachets entamés de l'an passé et encore mieux, on utilise les semences issues de notre jardin! Si on adore l'expérience et comme il faut une bonne quantité de semences pour réaliser les micropousses, il est bon de penser à laisser quelques plantes potagères fleurir les étés prochains pour en retirer une excellente récolte de petites semences gratuites pour les prochaines saisons froides. 


Comment faire?
La marche à suivre pour les faire pousser est si simple qu'on peut même tourner l'expérience en activité familiale vraiment plaisante.

Pour de petites quantités, on utilise de petits pots de plastique ou de terre cuite. Pour de plus grandes quantités, on récupère des contenants de plastique propres dont on aura percé le fond pour le drainage. Sur un lit de 5 cm de compost, on sème les graines de façon assez rapprochée (les enfants n'auront évidemment aucun mal à réaliser cette étape), mais non densément. Ensuite, on recouvre d'une mince couche de compost, de vermiculite ou de perlite et on place un couvercle ou un plastique transparent jusqu'à la germination. On pose le contenant dans une pièce chauffée et contrairement aux germinations, les micropousses ont besoin de lumière. Un rebord de fenêtre et donc tout indiqué pourvu qu'on tourne le contenant lorsque les pousses penchent trop vers le soleil. On arrose quotidiennement.

Lorsque les pousses exhibent leurs premières vraies feuilles, il temps de les cueillir. Idéalement, 24 heures avant la cueillette, on les arrose bien. Puis, on coupe les tiges à la base à l'aide de ciseaux. Les micropousses seront chics et savoureuses sur des salades, croquantes et colorées dans un sandwich. Au besoin, on peut aussi les conserver quelques jours au réfrigérateur. 

Chez nous, la marmaille a adoré l'activité! Ils ont colorié chacun leur petit pot avec des crayons de bois et ils ont aimé semer les petites graines. Évidemment, ils étaient tout excités de voir leurs petites pousses sortir et de devoir les arroser avec un mini arrosoir était le comble! Ils ont même osé goûter à la roquette dans leur assiette...




Vraiment, rien de tel que ces micropousses pour égayer cette fin d'hiver!

Droits réservés

Creative Commons License
This work is licensed under a Creative Commons Licence.
L'auteur de ce site écrit pour son plaisir avec toute la rigueur possible. Dans ce sens, elle ne saurait prétendre que ses conseils sont les meilleurs. Notez donc que l'auteur n'est donc pas responsable des résultats négatifs suite à des conseils offerts ici.