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À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

mardi 25 octobre 2011

J'ai planté mon ail

Quand l'odeur de la matière végétale qui se meurt monte aux narines et nous transporte dans cet univers de souvenirs d'automne, c'est qu'il est temps de planter son ail. Il y a une éclaircie, les enfants font la sieste; j'enfile mes bottes de pluie et ma vieille veste en polar vert forêt bien ample. Je me glisse dans l'air frais et plante à travers mes vivaces quatre variétés d'ail que j'aurai la surprise de goûter l'été prochain. Jardiner parmi les détritus des plantes dans cette quiétude funèbre paradoxalement repose mon esprit. Célébrons la mort pour mieux vivre la vie!
Ails à tiges dures (Allium sativum var. ophioscorodon)
À partir d'en haut à gauche, dans le sens horaire: ' Yougoslavian', 'Music', 'Montana Roja', 'Northern Quebec'.

Ainsi, j'ai planté les bulbes d'ail plus abondamment cette année. Ma première vraie récolte était belle, mais insuffisante pour les amants de ce condiment que nous sommes. Pour cette plantation, j'ai rapproché les gousses et maintenant elles sont à 10 cm les unes des autres. J'espère un aussi bon rendement sur moins d'espace.

Plantez-vous l'ail chez vous? Si oui, quelles variétés et de quelle façon?


Photos par Jasmine Kabuya Racine.Tous droits réservés.
Source de l'ail: Les Potagers d'antan.

dimanche 9 octobre 2011

Des achats sur la glace

Tout d'abord, ce fut le moteur du lave-vaisselle qui succomba en exhalant une odeur de toast trop grillée. Quelques jours suivant son décès (vite oublié par une nouvelle machine qui lave vraiment la vaisselle), la laveuse décida qu'elle en avait assez de nettoyer tout ce monde et dans un fracas incroyable, décida de signer son arrêt de mort. Celle-là, on ne pouvait pas pleurer son départ trop longtemps; vite, il a fallu acheter sa successeure, qui le soir même prenait sa place et lessivait les montagnes de linges sales des trois enfants.
Mes achats de bulbes à l'automne 2010: une douce folie qui peut se transformer en passion!

Quelques heures et quelques centaines de dollars dépensés plus tard, je soupirais en pensant aux bulbes printaniers et aux quelques arbustes que je planifiais d'acheter cet automne. Eh oui! la réalité est que le jardinage est souvent un luxe: entre acheter les petits muscaris bleu ciel 'Valerie Finnis' qu'on a vu en ligne et qu'on imaginait déjà fleurir dans le parterre en façade ou acheter le quatre litres de lait pour la semaine, le choix est simple... Nous ne sommes pas pauvres, mais ne nous ne sommes pas riches non plus! Souvent mes rêves horticoles dépassent largement nos capacités financières. Si vous saviez comme le jardin qui habite ma tête est luxuriant, mature et rempli de ces petits trésors de plantes!

Observant mon besoin évident (ou plutôt, ma compulsion) de nouveautés pour le jardin, j'ai réfléchi à comment je pourrais assouvir celui-ci de façon peu onéreuse. Voici les solutions envisagées:
  • Rêver: encore et toujours! Ça ne coûte rien et on obtient des résultats magnifiques en peu de temps...
  • Ne pas oublier qu'on possède déjà beaucoup: je tends à oublier que mon jardin recèle de plantes extraordinaires. Les bulbes achetés l'an passé ont fort probablement fait des rejetons. Au printemps suivant, j'aurais donc la surprise de revoir ces plantes en massifs plus généreux! Ai-je donc besoin de posséder encore plus de plantes? Peut-être que je peux me passer de quelques achats cet automne...
  • Penser à nos amis jardiniers: vient un temps où nos plantes ont besoin d'être divisées. Je peux donc offrir à des amis jardiniers d'échanger des plantes ou des bulbes que j'ai en trop contre des plantes qu'ils ont et que j'ai envie d'adopter! Aussi, la division des plantes vaut également pour mon propre jardin: relocaliser les surplus ailleurs, permet d'unifier les espaces en répétant l'apparition des mêmes végétaux.

Ces solutions ne sont pas nouvelles, mais il est bon de se rappeler qu'elles existent!

***
La plate-bande a bénéficié de mes soins: plusieurs plantes ont été divisées pour un effet plus harmonieux qui sera visible dès le printemps prochain. D'avant en arrière: tiarelle, pruche, ancolie, astilbe, fusain, ancolie, tiarelle, barbe de bouc naine, rhododendron, tiarelle...

C'est pendant deux jours gris de la semaine passée que je me suis amusée à diviser des plantes; ces dernières récupèrent bien de la division sous un couvert nuageux et le ciel leur fournit l'eau. Souvent, j'achète un seul spécimen d'une variété malgré qu'il est recommandé d'en acheter plusieurs pour un effet visuel plus intéressant. Si la plante a une bonne croissance, au bout de deux ou trois ans, je peux déjà la diviser pour créer des massifs. C'est le cas des couvre-sol tels que la tiarelle ( Tiarella cordifolia) ou l'aspérule odorante (Galium odoratum) et des hostas.

 Renouée d'Aubert

Récemment, la renouée d'Aubert (Fallopia aubertii) a amorcé sa floraison de dentelle blanche. Sur mon plant, les fleurs sont discrètes. Probablement parce qu'il est à l'ombre un peu plus dense qu'il ne le faudrait. Cette renouée, je l'ai démarrée de semis. Au bout de trois ans, un plant sait prendre sa place! On apprécie beaucoup sa vigueur qui fait en sorte que les feuilles pointues cachent rapidement un mur ou une clôture.

Qui est la plus grande? La renouée ou la jardinière?

Photos par Jasmine Kabuya Racine. Tous droits réservés.

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