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À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

vendredi 22 juillet 2011

Cultiver l'ail éléphant

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Allium ampeloprasum
 Photo tirée du site de Manon Collard

jeudi 21 juillet 2011

Débrancher les gouttières

En février dernier, j'écrivais un billet concernant la gestion des eaux pluviales sur notre terrain. C'était sans savoir que la ville de Salaberry-de-Valleyfield voulait l'automne suivant adopter une nouvelle réglementation concernant le débranchement des gouttières!
Notre gouttière bientôt non réglementaire.
Photo par Jasmine Kabuya Racine. 
Dans ce billet, je parlais de l'agacement que nous causait une de nos gouttières (voir la photo ci-haut): celle située près du stationnement déverse l'eau de pluie directement sur celui-ci et évidemment, l'eau suit sa course jusqu'à la rue, course qui se poursuit à l'égout et qui aboutit à l'usine de traitement des eaux. Le coût environnemental et municipal de cette façon de gérer l'eau pluviale est élevé: l'eau qui ruisselle sur les surfaces imperméables transporte des polluants qui iront soit nuire aux cours d'eau, soit surcharger le réseau d'égouts pluviaux. Débrancher ses gouttières permet donc de traiter les eaux pluviales via notre environnement immédiat (sol et plantes) ou de récupérer cette ressource à des fins d'arrosage.

La nouvelle réglementation permettra de régler un problème majeur avec un minimum de moyens. La ville exigera donc à tous ses citoyens (les propriétaires de commerces également) soit de faire dévier l'eau de pluie vers le sol (en l'éloignant bien sûr des fondations de l'immeuble) ou d'intercepter l'eau par le biais d'un récupérateur de pluie.

Si on est prêt à se lancer dans des projets plus sophistiqués on peut penser à concevoir un jardin de pluie ou même à troquer son stationnement asphalté pour un stationnement ayant moins d'impacts négatifs que l'asphalte (l'émission La vie en vert a dédié un reportage sur les choix de stationnements écologiques).
***
La coupure volontaire en eau potable durant la nuit du 18 juillet et la période de sécheresse qui sévit depuis plusieurs jours nous oblige également à nous observer en tant que grands consommateurs d'eau : nous, Canadiens, sommes les deuxièmes plus grands consommateurs d'eau potable au monde! Toutefois, j'ai été agréablement surprise de voir qu'autour de chez nous, personne n'arrosait la pelouse. Il y a de ça quelques années, il était commun d'observer des gens arroser sans scrupule leur pelouse en temps de canicule (on se rappelle aussi qu'il y avait pire, les arroseurs d'asphalte!) Maintenant, beaucoup comprennent qu'une pelouse bien installée entre en dormance par temps chaud et sec et que dès que les pluies seront abondantes, la pelouse aura tôt fait de verdir à nouveau. 

Pelouse assoiffée...

D'autres trucs à appliquer au jardin pour réduire notre consommation d'eau?

- Oubliez de tondre!: la pelouse a rarement besoin d'être tondue lors de sécheresse. On ne coupe pas l'herbe en dessous de 6,5 cm afin qu'elle retienne son eau.

- Arrosez moins souvent, mais en profondeur: vaut mieux arroser bien profondément le sol une fois ou deux par semaine plutôt que d'arroser peu et plusieurs fois. Les plantes développeront un système racinaire plus étendu et plus performant pour aller puiser de l'eau si on arrose en profondeur.

- Plantez par temps humide: cela semble évident et pourtant... Il n'est vraiment pas idéal de planter pendant un période de sécheresse. De plus, on risque de perdre nos végétaux. Si on n'a pas le choix, on ajoute beaucoup de compost à la fosse de plantation (à moins que la plante n'en exige pas du tout) et on veille à arroser adéquatement.

- Paillez ou couvrez: c'est bien à la mode d'ajouter du paillis sous les plantes et pour cause! On réduit de beaucoup les pertes d'eau. Toutefois, on empêche quelque peu la propagation de certaines vivaces. Pour ma part, j'aime bien utiliser des plantes couvre-sol, car elles donnent un air plus naturel au jardin et cela coûte moins cher à long terme. Si on peut, on fabrique soi-même son paillis à l'aide de nos branches coupées (on paye pour les faire réduire en copeaux) ou on demande à une entreprise d'élagage de nous donner ses résidus de coupe (vérifier que les arbres qui ont été coupés n'étaient pas malades).

- Observez!: en période de sécheresse, on observe les plantes qui performent le plus aux endroits problématiques. Les annuelles qu'on a choisi requièrent beaucoup d'eau? On note pour l'été suivant de veiller à sélectionner soit des vivaces qui ne craignent pas la chaleur (thyms, échinops, chardons bleus, sédums, hémérocalles, népétas, arméries, bétoines, etc.), soit d'opter pour des annuelles tenaces (agastache, verveine de Buenos Aires, sauges, oeillets etc.).

Ici, sauge, agastache et bétoine adorent le soleil ardent et 
le sol très drainé en bordure du sentier de pavé et du stationnement.
Photo par Jasmine Kabuya Racine.

D'autres suggestions? Je veux les savoir dans vos commentaires!


lundi 18 juillet 2011

Clôture, pois croquants et coup de pinceau

Juillet nous enveloppe de moiteur et les végétaux ont pris leur envol au jardin. Ces jours-ci, nous dégustons les pois mange-tout si croquants, les haricots jaunes, les salades quelque peu amères et la bette à carde. Bientôt, la récolte de tomates sera abondante et on ne se plaindra pas!

 Érigéron, mélilot blanc et rudbeckie hérissée forment un décor totalement estival. 
J'aime spécialement le mélilot pour son parfum de foin coupé dû à la coumarine qu'il dégage.

Jeudi passé, nos installateurs terminaient la pose de notre clôture de maille ou clôture frost en bon québécois. Nous ne pensions jamais nous pâmer pour ça, mais nous sommes tellement heureux de ne plus voir notre ancienne clôture déglinguée et de pouvoir enfin avoir une intimité juste comme il faut. Nous avons nous-mêmes installé les languettes de PVC, ce qui nous a fait épargner un bon petit montant. Il faut toutefois prévoir une bonne journée de travail à deux et quelques maux de dos.

La première photo, la clôture de maille "toute nue" et 
la seconde, habillée de languettes de PVC qui nous procure une intimité suffisante.

J'ai aussi repeint le banc sur notre patio d'une couleur joyeuse question qu'il soit invitant. Cette action était reportée depuis notre arrivée et je suis maintenant satisfaite lorsque je regarde à cet endroit. Un coup de pinceau, c'est fou ce que ça peut faire!



mardi 12 juillet 2011

Des rosiers aussi magnifiques que sains

Le New York Botanical Garden liste ici 115 rosiers testés et approuvés pour leur beauté et surtout, pour leur résistance aux maladies. Il faut toutefois vérifier leur zone avant de les adopter au jardin! 

Les rosiers reprennent de la popularité depuis quelques années grâce aux hybrideurs, aux horticulteurs et aux journalistes qui démontrent qu'il n'est plus nécessaire de s'embarrasser de cônes protecteurs hivernaux et d'utiliser des pesticides ultra-chimiques pour cultiver de magnifiques rosiers.

L'honorable rosier 'Cap Diamant' ou 'Cape Diamant' fait partie de cette liste. 
Il a été hybridé ici au Québec.
Image tirée du site de Weeks Roses

lundi 11 juillet 2011

Que faire avec vos branches coupées?

Ceux qui me lisent régulièrement savent à quel point j'adore récupérer le matériel provenant de mon environnement immédiat. J'adore spécialement trouver une seconde utilité aux branches d'arbres et d'arbustes que l'on taille. Le printemps passé, mon homme a élagué radicalement notre pin blanc: comme il est situé sous les fils électriques nous essayons de lui donner une posture pour l'en éloigner. Nous savons que c'est une solution bien temporaire à son abattage qui sera trop tôt nécessaire étant donné la grande envergure de cet arbre indigène.


Mais revenons à notre histoire de branches...

J'avais vu dans une revue une clôture très charmante faite de branches minces tissées entre des branches verticales plus robustes. L'idée semble assez ancienne, mais toujours d'actualité, me disais-je!


J'ai donc planté mes "piquets" de branches de pin à intervalles réguliers (16 pouces ou 40 cm). Au début, j'ai aligné les piquets, puis je me suis dis que le tissage allait peut-être mieux se faire si je faisais zigzaguer quelque peu les piquets. Erreur! Il vaut mieux planter les piquets sur la même ligne, la tension des branches insérée sera meilleure. Puis, j'ai fait glissé les branches plus petites en diamètre entre les piquets. Le travail est plus beau et plus facile si elles sont assez longues (elles devraient s'appuyer sur au moins trois piquets) et souples. Le pin se travaille bien, mais le saule doit être plus agréable et ses coloris doivent être intéressants. 


Ainsi, cela donne cette clôture qui est inachevée puisqu'il me faudra attendre la prochaine taille de notre arbre! En attentant, je suis relativement contente du résultat, car ça cache ce dessous de patio qui m'irrite tant! Ça donne surtout un joli écran rustique aux végétaux.

***
Dans le numéro de mai 2010 de la revue Canadian Gardening, j'y ai lu une autre façon de récupérer les branches qui me tarde d'appliquer. Il s'agit d'une clôture très simple comme le montre l'image ci-après. On érige une double rangée de piquets (en métal ou en bois traité sous pression) en enfonçant ceux-ci à 60 cm dans le sol et en conservant 1 mètre entre chacun des piquets et un espace de 45 cm entre les deux rangées. Ensuite, on a qu'à déposer les branches qu'on taille régulièrement au jardin en s'assurant qu'elles sont assez longues pour être retenues par au moins deux piquets. Un treillis qui semble idéal pour faire grimper nos plantes favorites. Simple, n'est-ce pas?


vendredi 8 juillet 2011

Pots et contenants créatifs

Ce fut d'abord par nécessité que nous avons utilisé les pots et les contenants sur notre patio de béton. Sa hauteur par rapport au sol était de presque 2 pieds (60 cm) et aucune rambarde nous protégeait de tomber. Heureux hasard au printemps 2009, le propriétaire de la cantine se débarrasse de ses tables et de ses bancs de bois. Nous faisons une saisie légale et mon copain conçoit des bacs aussi pratiques que beaux. On se rappelle dans ce billet-là.

 Patio, printemps 2009

 Patio, juillet 2011

Aujourd'hui, ces bacs accueillent nos fines herbes, nos tomates, nos laitues. Cette année, j'y ai même planté temporairement le houblon doré (Humulus lupus 'Aureus'), lequel grimpe sur un treillis artisanal de branches de bois et de ficelle de jute.


Malgré ces bacs, le pourtour du patio n'est pas entièrement "sécurisé". Nous avons donc ajouté de la terre aux plates-bandes qui le ceignent et nous disposons des pots aux endroits stratégiques. Ces pots égayent l'endroit et à vrai dire, je ne saurais m'en passer! Je ne dépense pas une fortune pour les créer: j'essaie de "récupérer" les plantes tendres que je rentre l'hiver, dont le Plectranthus argenteus et la Tradescantia pallida 'Purpurea', ou j'y intègre des vivaces vigoureuses, qui retourneront au jardin à l'automne, comme l'origan doré, le lysimaque doré et même des mufliers (Antirrhinum majus) que j'ai réussi à conserver en les plantant à l'ouest de la maison où l'hiver se fait plus clément.

Un trio de pots de grès où on retrouve dans le plus gros le fameux Pennisetum setaceum 'Rubrum', de l'origan doré (Origanum vulgare 'Aureum'), un mini-piment, du basilic et des Petunia multiflora; dans le format moyen une bourrache issue du compost maison y a germé et accompagne des mufliers, de l'origan doré et des pois de senteur (Lathyrus odorata 'America') qui s'agrippent à d'élégantes branches de robinier faux-acacia tortueux, don d'une amie; dans le plus petit s'entremêlent les pois de senteur, origan doré, coriandre et mufliers.


Comme je n'ai pas de serre, il est évident que mes boutures de plantes ne sont pas énormes lorsqu'arrive le temps de la plantation. Mes balconnières et pots sont plutôt modestes, mais cela me satisfait de savoir qu'elles sont belles et que j'ai déboursé peu et parfois aucun sou pour les confectionner.

Les gros pots noirs sur le patio sont les hôtes des pois mange-tout, de tomates, de basilic et d'annuelles grimpantes. Plus tôt en saison, c'était la roquette et la laitue qui y poussaient.




Ce bac en bois sous la fenêtre de la cuisine a été fabriqué à partir des anciennes marches intérieures (merci encore à mon homme). En ce moment, on y retrouve des tomates, du basilic, des pétunias, des haricots d'Espagne qui, avec la dolique, grimperont sur un treillis de plastique noir accolé au mur de la maison.


J'aime beaucoup ces pots situés à la demi-ombre, près d'un escalier. Le taro pourpre est ici agencé avec des papyrus et du lysamaque doré. Une grande soucoupe offre un surplus d'eau pour ces plantes gourmandes. En avant-plan, un bégonia et du persil frisé cohabitent simplement. On pourrait ajouter une retombante ou autre plante à la tenue aérienne pour donner un peu d'envol à l'agencement. Le troisième pot contient de la menthe: je ne la laisse pas courir au jardin, celle-là!


On peut également user des pots et contenants pour briser la monotonie de surfaces dures comme un stationnement et éventuellement, apporter un brin de fraîcheur à ces espaces souvent surchauffés par le soleil qu'ils accumulent. En ville, on imagine facilement que les pots sont essentiels pour cultiver son petit coin d'intimité verte et son potager gourmand sur les hauteurs d'un balcon.


 Les succulentes sont les amoureuses du soleil ardent. 
Chez moi, je les place le long du mur est afin qu'elles profitent de la chaleur intense...

Comme l'été est tout entamé, les contenants n'ont pas encore l'exubérance qu'on aime contempler. Déjà dans un mois, leur aspect sera tout autre. À voir!

mercredi 6 juillet 2011

La graminée de la déception

Il y a deux ans, j'achetais deux deschampsies (Deschampsia cespitosa) chez Les Serres Latour, une pépinière non loin de chez nous. À la fin du même été, j'y retournais pour m'en procurer trois autres question de faire un massif plus intéressant. Au début du mois de juin de cette année, les graminées maintenant matures ont amorcé leur floraison et j'ai remarqué qu'il y avait un délai dans la floraison (environ une semaine alors qu'elles reçoivent le même ensoleillement) et que la hauteur finale était différente. Parmi les cinq, une seule graminée est la véritable Deschampsia cespitosa, trois autres lui ressemblent beaucoup avec un épi moins haut et dont le port est moins évasé (voir sur la seconde photo) et une autre ressemble aux trois graminées, mais avec un épi légèrement différent.



 Je suis sincèrement déçue qu'un mauvais étiquetage en pépinière fasse en sorte que le résultat de ma plate-bande ne soit pas celui espéré. Je devrai débourser pour de nouvelles graminées (ou attendre quelques années pour diviser celle que j'ai) et déménager les autres.

Quelques conseils avant d'acheter des graminées dont les variétés sont facilement interchangeables par leur feuillage semblable: achetez-les en fleurs! Achetez chez un fournisseur fiable. Informez-vous également de la garantie. Pour ma part, la garantie était d'un an. Malheureusement, il appert que c'est seulement après deux ans, lorsque les plants ont pu atteindre une certaine maturité, qu'on pouvait constater l'erreur...

Vraiment décevant!

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