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À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

mardi 30 novembre 2010

Des piments dans la gazette


L'an passé, je faisais sécher mes fameux piments de St-Timothée  (d'Espelette, en réalité) pendus par leurs tiges; le rouge des fruits était fort décoratif dans la cuisine. Cette année, changement de procédé, je les ai faits sécher comme mon amie Brigitte, c'est-à-dire étendus entre des feuilles de papier journal. Si les suspendre fait très joli, ils ont l'inconvénient de prendre un peu la poussière, mais si peu. Les étendre sur la gazette pour le séchage fait aussi bien l'affaire et sur ma vingtaine de piments récoltés, cinq ont déjà séché et certains ont même été déjà offerts en cadeau.

J'ai suspendu deux bouquets d'herbes du jardin, de la sauge et de l'origan. Maintenant qu'elles sont prêtes, elles iront dans des bocaux et seront utiliser pour retrouver un peu de leur saveur estivale dans mes sauces, ou même dans ma tisane pour ce qui est de la sauge (bonne pour la digestion et pour contrer les maux de gorge).

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Ce midi, mangeant mon sandwich et ma salade de chou, je feuilletais ravie le premier des catalogues printemps 2011 à atterrir dans ma boîte aux lettres, le catalogue d'Horticlub. Pas trop tôt! Aubergines, haricots, concombres seront, je crois, de nouvelles tentations pour le jardin à venir. Dans la même veine, je travaillerai prochainement sur un article pour Fleur Plantes Jardins portant sur les meilleurs cultivars de légumes à cultiver et suggérés par des connaisseurs du Québec. Je crois que cela me donnera l'eau à la bouche et beaucoup d'idées... Je vous tiens au courant!

lundi 15 novembre 2010

Des bulbes et du désir


Voilà, j'ai reçu ce matin les bulbes tant attendus de la compagnie Fraser's Thimble Farm! De ma commande initiale, seules les Fritillaria meleagris n'étaient plus disponibles. Au total, j'ai quatre espèces de bulbes que je vous présente:

- Allium christophii (syn. Allium albopilosum) : Le choix de mon amoureux. Il adore l'ail et celui-ci a l'air magnifique en plus d'être parfumé. Voici une plante qui adore le plein soleil et qui formera en début d'été des sphères d'étoiles violettes portées sur des tiges pouvant atteindre deux pieds. La fleur séchée est également très jolie.

- Tulipa hageri 'Little Beauty' : Une tulipe botanique qui n'a rien de commun. Sa petitesse (4 à 6 pouces de haut) ne semble pas réduire sa beauté. Le coeur de sa fleur est d'un bleu profond entouré de blanc pour terminer avec des pétales d'un rose magenta. Imaginez les photos que je prendrai au printemps! Cette tulipe a aussi comme avantage de se multiplier.

- Anemone blanda 'White Splendour' : Vue et admirée pour la première fois le printemps 2010 au Jardin du Québec (Parc Jean-Drapeau), la blancheur et la finesse de la floraison m'ont conquise. La plante est originaire de Grèce et de Turquie, pousse à mi-ombre en sol frais. Au printemps, des fleurs comme des chrysanthèmes d'un blanc pur surgissent d'un feuillage délicat. J'ai aussi planté l'espèce bleue (acheté chez Canadian Tire).

- Crocus chrysanthus 'Snow Bunting': Un crocus d'un blanc ivoire et au centre jaune qui devrait fleurir au tout début du printemps. Je prévois les planter près du sentier qui mène à la maison question de faire naître l'espoir de la fin d'un hiver. 

Le plaisir des bulbes c'est qu'on tend à oublier qu'on les a plantés, mais eux n'oublient pas de venir nous émouvoir au printemps...

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Aussi, reçu de mon amoureux pour mon anniversaire un livre d'un auteur que j'ai adoré lire l'hiver passé, Michael Pollan. Le livre en question est The Botany of Desire, a plant's-eye view of the world... prometteur! Je vous reparle de cette lecture ainsi que de la dernière, Second Nature, un livre écrit intelligemment sur notre rapport à la nature et au jardinage. À mes yeux, il s'agit d'un incontournable pour le jardinier.

vendredi 12 novembre 2010

La balade

Du bureau, je regarde mon terrain et... l'inspiration à son sujet ne me vient guère! Je pourrais quand même vous dire que je n'ai pas su tondre toutes nos feuilles pour cause de manque de temps et de journées ensoleillées. Je pourrais vous dire aussi que j'ai planté une partie des bulbes (narcisses, tulipes, anémones et ail) en début novembre; l'autre partie est une commande (faite sur le tard, je le concède) en attente et chaque jour, je me dis "Ouf! le sol n'est pas encore gelé,  mais demain... " Enfin, je pourrais aussi raconter que j'aurais aimé avoir un double de moi pour faire toutes les choses que je voulais faire au jardin cet automne comme le désherbage, le découpage des plates-bandes, etc.

Bref, on dirait que l'automne m'a trouvée à la fois un brin paresseuse et trop occupée! Mais pour une fois, je suis indulgente avec moi. Non, je ne me fouetterai pas de ces phrases qu'on aime tant se servir contre soi: "T'aurais donc dû le faire!". Non, je regarde plutôt le dehors et je me dis que le printemps saura me réveiller et m'exalter pour faire de moi une jardinière travaillante. Et même encore là, il faudra quand même que je prenne le temps d'accoucher!


Alors, de quoi parler dans ce billet? De cette petite balade faite avec mon amoureux sur cette île des Frères dans le Parc régional des îles de Saint-Timothée. Novembre ayant dénudé la forêt, tout objet aux couleurs voyantes ou aux contours découpés est fascinant. Voyez le fruit rouge et surtout les capsules orangés du célastre (Celastrus scandens) comme ils sont jolis, de vrais bijoux. Son nom commun est toutefois moins avenant: bourreau des arbres. Il a une forte tendance (pour ne pas dire l'habitude) d'enrouler ses tiges d'abord grêles autour des branches des jeunes arbres pour ensuite grimper et s'épaissir avec l'âge. Quelques années plus tard, son hôte étouffera de son étreinte un peu trop solide. Si vous aimez le risque (!) cultivez la plante pour ses fruits qui égayeront votre décor hivernal extérieur. On choisit alors l'indigène  (un plant femelle pour avoir les fruits) ou les variétés horticoles 'Autumn Revolution' ou 'Diane and Hercules': la première possède des fleurs hermaphrodites et des fruits dont la grosseur est le double de l'indigène, tandis que la seconde a les fleurs mâles et femelles (monoïque) sur le même plant.


Outre le fruit d'un bourreau, nous avons découvert une belle roche moussue! Le vert des bryophytes éclate au milieu du tapis de feuilles terne. 

 

Pour terminer, voici la silhouette étrange et terrifiante d'un micocoulier (Celtis occidentalis) sûrement centenaire. C'est un "frère" de l'orme d'Amérique: ils sont tous deux membres de la famille des ulmacées. On voit que le micocoulier possède un peu la tête en forme de parapluie si caractéristique de l'orme. 

Si vous aimez observer la nature et plus particulièrement les arbres, je vous suggère de lire le dernier article de Marie-Fleurette Beaudoin dans le Fleurs Plantes Jardins; elle y décrit les écorces des arbres indigènes d'une manière si poétique qu'elle nous donne le goût d'aller se perdre en forêt immense pour tous les rencontrer!



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