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lundi 26 octobre 2009

Une tache goudronneuse capricieuse



Pour ceux et celles qui possèdent des érables sur le terrain, vous avez dû constater que depuis quelques années, la maladie de la tache goudronneuse s'attaque plus ardemment à la parure de ces arbres. Un printemps pluvieux favorise cette maladie qui même si elle enlaidit le feuillage, ne cause pas la mort des érables.

C'est couchée dans un immense tas de feuilles avec ma fille, que j'observais les deux érables du côté ouest de ma cour: l'un deux est un érable à sucre (Acer saccharum) et l'autre un érable de Norvège (Acer platanoïdes). Je fus surprise d'observer que l'érable à sucre n'avait aucune trace de la tache alors que son homologue européen en était couvert.

Je suis allée lire sur le site du Jardin botanique de Montréal, pour découvrir qu'il y avait plusieurs espèces du champignon Rhytisma et que fort probablement, celui qui attaque notre érable de Norvège est R. acerinum, qui lui provient d'Europe tout comme son hôte. Le champignon est donc sélectif et je suis bien contente qu'il boude l'érable à sucre, parce qu'il est vraiment magnifique tout d'or drapé...et sans tache !

vendredi 23 octobre 2009

Bulbes en spécial

C'est le temps d'acheter les bulbes en spécial. Plusieurs magasins et pépinières offrent des rabais non négligeables, comme Veseys (voir ici). Quoique le choix est plus restreint, on y trouve quand même des variétés intéressantes.
Bon magasinage !

photo par Jasmine, Muscari armeniacum.

mardi 20 octobre 2009

Compost 101

Ce billet s'adresse particulièrement aux étudiants du Collège de Valleyfield. Plusieurs d'entre eux ont redemandé de l'information sur le compostage domestique durant le cours portant sur l'éthique de l'environnement de mon copain (voir ce billet). Toutefois, que vous soyez n'importe où sur la planète, vous pouvez utiliser les informations générales pour réaliser chez vous le compostage.

Voici donc en rappel, le feuillet réalisé l'automne dernier.

Le compostage domestique ou comment produire de l'or noir !

Le compostage domestique est une façon facile de réduire le poids de notre sac de vidanges, et par conséquent de diminuer l’enfouissement d’une matière qui se révèle être de l’or.

Le secret pour réussir son compost ? D’abord, de la persévérance, une bonne connaissance du procédé (qui se révèle peu complexe) et une bonne attention. La persévérance, oui, parce que pour avoir du compost cela prend un certain temps (il faudra de quelques mois à 3 ans avant de récolter le produit) et parce qu’il peut être décourageant de découvrir que notre compost sent mauvais puis, de tout abandonner. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance du procédé et des quelques règles d’or. Finalement, plus vous apporterez d’attention à votre compost, plus vite la matière se dégradera et un jour, vous aurez l’agréable surprise de réaliser que les coquilles d’œufs, le marc de café, votre pelure de banane et vos feuilles mortes ne sont plus reconnaissables et vous aurez dans vos mains une belle matière nourrissante, soit l’humus, pour votre jardin et vos plantes intérieures!

Ceci étant dit, voici les quelques trucs à mettre en application pour réussir votre compost :

1- Le type de compost :

a. Vous habitez en appartement? Dans ce cas, vous préfériez peut-être faire du vermicompostage. Il s’agit d’avoir une boîte de plastique perforée en dessous avec un cabaret pour recueillir le lixiviat (le jus résultant de la décomposition des déchets organique) et accueillant de voraces vers de terre prévus à cet effet (vers rouges). Pour plus de détails, voir ce billet et les sites suivants :

http://www.eco-quartier.ca/vermicompostage.htm

http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/info_verte/fiches/vers.htm

b. Si vous avez suffisamment d’espace extérieur pour accueillir une boîte à compost (compostière) d’au moins un mètre cube, je vous recommande d’utiliser cette méthode, car je la trouve plus agréable et facile. Vous pouvez fabriquer votre boîte (avec du bois recyclé, de vieilles palettes ou même une bande de plastique de style clôture à neige) ou tout simplement l’acheter (la MRC de Beauharnois-Salaberry propose ou vend des contenants, voir à la fin du document pour les informations). Il faut se munir dans ce cas d’un petit bac pour recueillir vos déchets de tables dans la maison (voir photo pour un exemple), d’une fourche pour mélanger le tas une fois de temps en temps et voilà! N’oubliez pas que la boîte de compost ne doit pas avoir de fond pour que les microorganismes aient accès à celle-ci.

2- LA RECETTE ?

a. Ce qu’on peut mettre ou les matières compostables

Restes de table (sauf le gras et la viande)

Pelures de fruits et de légumes

Filtres (marc) à café, thé

coquilles d'œufs

Serviettes en papier (en quantité limitée)

Papier/journaux sans encre colorée (en quantité limitée)

Feuilles mortes (éviter noyer et conifère)

Gazon (en quantité limitée)

Plantes, fleurs (éviter plantes très malades)

Mauvaises herbes (avant la montée en graine)

Broussailles (si déchiquetées)

Sciure de bois (en quantité limitée)[1]

Cheveux (eh oui!)

Surtout ne pas mettre de viande, de litière animale et des produits laitiers sous peine d’attirer des animaux et que se dégagent des odeurs nauséabondes du compost.

Il est aussi très important de bien doser les matières carbonées ou dites sèches (papier journal, feuilles mortes, sciure de bois) avec les matières azotées dites humides (pelures de fruits et légumes, marc de café, etc.) Le meilleur truc est d’alterner les étages de matières sèches et humides, comme un mille-feuille. Comme activateur, il est suggéré d’utiliser soit du fumier de cheval ou de mouton décomposé, du compost ou de la terre à jardin.

b. Un tas de compost doit posséder une certaine humidité. Idéalement lorsqu’on tord la matière dans ses mains, un peu d’eau devrait s’écouler comme d’une éponge tordue. Si le tas est trop humide, les odeurs apparaîtront et dans ce cas on doit ajouter des matières sèches. Si le tas est trop sec, la décomposition sera alors plus lente; alors, ajoutez un peu d’eau.

c. L’aération est aussi essentielle. Plus vous brassez le tas, plus la matière se décomposera rapidement. Effectuer un brassage au moins 1 fois par mois à l’aide d’une fourche. Chez nous, nous soulevons complètement la boîte à compost, la déposons à côté du tas et retransférons la matière dans la boîte; ça aère très bien le tas et c'est moins exigeant que de brasser à la fourche.

d. Déchiquetez ! Vos déchets de tables doivent être le plus petits possible. La matière sèche également (papier journal en lanières, feuilles déchiquetées avec la tondeuse). Si vous ne pouvez pas, cela n’est pas grave, mais l’humus sera plus long à obtenir.

Voilà les règles de bases pour réaliser son compost. Lorsque vous ne saurez plus reconnaître les matières compostables, que la texture du compost sera fine et que celui-ci possèdera une odeur de terre fraîche, alors il sera prêt à l’utilisation. Le compost peut être intégré à vos plates-bandes, peut enrichir le sol de vos plantes intérieures ou peut servir d’amendement pour votre pelouse.

Je suggère ici quelques liens d'Internet pour les plus curieux. Aussi n’hésitez pas à visiter mon blogue et à venir me poser des questions sur le sujet; il me fera plaisir d’y répondre dans le meilleur de ma connaissance.

Surtout ayez du plaisir à le faire, partagez votre expérience avec votre famille et vos amis et, ayez de la persévérance !

Jasmine Kabuya Racine

Horticultrice

DEC technique en Commercialisation et paysage en horticulture ornementale

Certificat en sciences de l’environnement

Liens intéressants :

http://www.mrc-beauharnois-salaberry.com/104/104b/104b_4.htm

http://www11.ville.montreal.qc.ca/environnement/fr/res/pdf/Guide_compost.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compostage

http://www.jardin.ulaval.ca/comment-compost.html

Où se procurer des compostières à valleyfield :

ROTEK plastique, 460, chemin Larocque. 1-877-373-6534

Boule bleue ou Blue Planet (150$)

Machine à terre 10,5 pi cubes (60,00$ à la MRC)

Soil saver de 12 pi cubes (60,00 $ à la MRC)



[1] Informations tirées du Guide de compostage domestique et mode d'emploi de l'Enviro-cycle; BOUTARD, Armel, Le compostage, un outil à privilégier (notes de cours 2006).

jeudi 15 octobre 2009

Cet automne, nous ne ramassons aucune feuille !


Voilà le défi est posé: nous avons une dizaine d'arbres sur notre terrain, mais cet automne on ne ramassera aucune feuille ! Plusieurs jardiniers suggèrent de passer la tondeuse sur les feuilles et d'envoyer les résidus sur les plates-bandes, ou de les laisser sur la pelouse.

Hier, j'ai donc testé la chose. J'avais fait plusieurs tas sur le terrain, que j'ai étalés afin que la tondeuse déchiquette le tout plus aisément. Les feuilles sortaient en petits morceaux et ont formé un joli paillis sur les plate-bandes. L'hiver ramollira sans doute ce paillis que je compte enfouir dans la plate-bande au printemps prochain. Sinon, le surplus ira dans la boîte à compost.

Merveilleux, n'est-ce-pas ? Et surtout, tellement moins fastidieux !

L'automne passé, nous nous étions éreintés à ramasser beaucoup de feuilles: la plupart de celles-ci sont allées au compost, mais étant donné leur grande quantité, nous avions dû en jeter une partie (oh horreur !). Au printemps passé, nous avions pris la résolution de faire tout en notre possible pour récupérer la matière issue de notre terrain (commandement numéro 5) et nous nous devions de trouver une solution pour la gestion des feuilles. Leur déchiquetage est donc idéal: ça diminue leur volume, accélère leur décomposition et ça enrichit le sol. C'est vraiment une action éco-logique !

Si vous êtes comme moi et que vous avez une liste interminable d'actions à faire au jardin pour sa fermeture, je vous propose de jeter un coup d'oeil à cet article (cliquez ici), il contient une trentaine de trucs intéressants.

photos par Jasmine, (1) Hostas et Anémone 'Honorine Jobert' et paillis de feuilles, (2) Cosmos "de St-Marcel" qui défient le froid !

lundi 12 octobre 2009

Planter ses bulbes printaniers


Ça y est, j'ai reçu mes bulbes commandés en ligne ! J'étais fort heureuse de recevoir ce colis livré par Purolator, sachant très bien que je n'allais pas être déçue du contenu !

J'ai commencé à planter quelques-uns de nos bulbes, dont ceux reçus d'un ami et qui proviennent de son village natal. Agenouillée devant la plante-bande à disposer ces Narcisses au fond du trou , je dois dire que je me sentais songeuse. On prépare le printemps dans une saison qui sent la feuille morte sous un vent qui engourdit les os, il faut vraiment croire à la vie ! Car oui, elle reviendra !

Pour le débutant, j'ai trouvé un lien intéressant concernant la plantation de bulbes, cliquez ici pour découvrir les 10 trucs. Bonne plantation !

Photo Narcissus 'Precocious' tirée du site Whiteflowerfarm.com


mardi 6 octobre 2009

Créer sa collection de semences


Récolter ses propres semences a de bons côtés : vous pouvez reproduire des plantes de votre jardin (ou d'ailleurs) où vous le désirer et vous pouvez partager et échanger des semis entre jardiniers, tout ça à peu de frais.

Il y a des plantes dont les semences se récoltent plus facilement, habituellement se sont celles qui se ressèment allègrement au jardin : ancolie, échinacées, rudbeckies, pavots, graminées, etc. Pour cet exercice, je propose de commencer avec les plus aisées à récolter (annuelles et vivaces), les plantes protégeant leurs semences dans des baies ou les expulsant dès le séchage seront vus dans un autre tantôt !
La récolte
Par moment sec, on fait le tour du jardin avec des sacs de papier ou des enveloppes (j'aime bien utiliser les enveloppes que je reçois par la poste du gouvernement ou d'une banque !) et un marqueur. Les semences habituellement les plus faciles à récolter sont celles de la famille des Astéracées (anciennement les Composées) et les graminées: elles sont conçues pour être propagées par le vent. La tête florale doit être évidemment brune ou noire, et non pas verte ce qui indique qu'elle n'est pas prête. On coupe la tête avec une partie de la tige et on n'a qu'à secouer la tige à l'envers dans le sac ou l'enveloppe.
À la maison, on prendra le temps de bien indiquer la date de récolte des semences et le lieu. Peut-être vos graines ont-elles des "débris" (capsules, restant d'enveloppes, bractées, etc) ? On peut alors disposer les graines sur une feuille et à l'aide d'une quelconque carte (crédit, de bibliothèque, etc.) tenue à 90 degrés sur la feuille, on retire ce qui n'est pas utile. Notez qu'il n'est pas nécessaire que vos semences soient ultra propres comme celles qu'on achète de compagnies!

La conservation
Habituellement, des semences bien entreposées devraient se conserver un an sans qu'il n'y ait de perte au niveau du taux de germination. Pour être sûr que vos semences se réveilleront de leur coma au moment voulu, il y a 3 règles d'or à respecter:

- S'assurer que les semences sont bien sèches
- Les entreposer dans un endroit le plus frais possible
- Les protéger de l'humidité

Ces règles sont faciles à se souvenir, elles sont en fait tout le contraire des conditions recherchées lorsqu'on veut faire germer des semences !

Si les semences récoltées s'avèrent un peu humides, on peut les étendre sur une feuille, dans un endroit chaud et ombragé. Important: ne pas les faire sécher au soleil, lequel pourrait détériorer la graine. Si on désire conserver nos semences pour plus d'un an, il y a lieu de penser à les entreposer dans des contenants hermétiques avec du gel de silice (agent déshydratant) et possiblement au réfrigérateur ou au congélateur.

***
L'an passé, j'ai, entre autre, récolté des cléomes, des calendulas et des nicotines de mon jardin. Cela a été concluant, mes semences ont très bien germées. Cet automne, ma récolte a été la suivante: Consolida ambigua, Calendula 'Victoria sunset', Calendula officinalis, Papaver, Rudbeckia, Coreopsis lanceolata et de la Coriandrum sativum. Il me reste à récolter les capucines ainsi que les piments d'Espelette (ou devrais-je dire de St-Timothée, comme le dirais Ruth Major sur son blogue !).

Voici quelques-unes de mes références sur la récolte et la conservation des semences :
-KINGSBURY, Noël, The New Perennial Garden, 2000, p. 120-121 ("Seed collection and storage")
- "Conservez vos propres semences", Radio rurales internationales (le site)
- "Seed Storage and Longevity Informational Links", Victory Horticultural Library (le site)
- "Germination corner", sur le site de Gardens North, information très intéressante et détaillée sur la récolte de semences et la germination, le tout publiée par la propriétaire Mme Walek (le site)




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