Pages

À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

mardi 30 juin 2009

Aménager une gigantesque plate-bande: de la nervosité et de la fierté

À la fin de l'été 2008, j'ai accepté avec beaucoup d'enthousiasme (et de stress !) l'offre d'une horticultrice et chef d'équipe : celle d'imaginer le design d'une des plus grosses plantes-bandes du Parc Jean-Drapeau. Il s'agit d'un cercle gigantesque dont j'ai oublié la superficie, mais dont la photo en dit long (voir ci-contre). Autour de 6000 annuelles peuvent y être plantées. Imaginez ! La plate-bande avait aussi cette particularité : la présence de grandes boîtes à fleurs en bois empilées de façon à former une pseudo-pyramide, création d'un autre collègue et je me devais de les intégrer au concept de la plate-bande version été 2009.

Je voulais également faire dans l'originalité et de toute façon, j'adore intégrer dans les aménagements des objets recyclés, beaux et étranges. D'ailleurs, j'avais conçu pour l'été 2007 l'aménagement des 4 carrés à la navette fluviale, située entre les piscines et l'Homme d'Alexander Calder. Dans un des carrés, j'avais eu l'idée de placer de grosses bûches d'arbres abattus au Parc; dans un autre, des supports à tomates un par-dessus l'autre pour que des grimpantes annuelles s'y accrochent, dans un troisième carré, une clôture peinte de deux couleurs contrastantes devant séparer l'espace, mais qui n'a pu été concrétisée par manque de temps. Plusieurs collègues avaient aimé mes idées et malheureusement, je n'ai jamais vu ces plates-bandes réalisées faute de visite au Parc cet été-là où je profitais de mon premier congé de maternité.

Alors, me voici à l'été 2009, encore en congé de maternité et c'est une collègue extraordinaire, Dédé comme on l'appelle, qui m'a fait parvenir deux photos de la plate-bande. J'étais ultra contente. Les annuelles sont évidemment petites, mais on peut voir la structure et ce sont les outils bleus qui sont ma signature. C'est en voyant d'un autre oeil le coin à "outils brisés et oubliés" d'un hangar du Parc que j'ai eu mon flash en août 2008. J'ai demandé à ma contremaître si on pouvait rafistoler légèrement les fameux outils et les peindre d'un bleu éclatant...Et les voilà maintenant qui ornent la plate-bande ! Pour ce qui est de la sélection des annuelles, on retrouve, entre autres, la graminée Stipa tenuissima, du Foeniculum vulgare 'Bronze', des chilis au feuillage pourpre,des Kochia scoparia et plusieurs annuelles aux fleurs bleues.

En attendant de voir la plate-bande à son acmé, je vous offre ces quelques photos. Si vous habitez la région métropolitaine, je vous invite à la voir de visu : Parc Jean-Drapeau, île Notre-Dame, les Floralies, jardin des États-Unis. Profitez-en pour faire un tour dans les Floralies: elles regorgent de magnifiques végétaux, souvent rares de par leur espèce et leur dimension.

lundi 29 juin 2009

Tomates à l'envers: le suivi

Voici un troisième épisode sur les tomates tête en bas !
À  la vue des prises photographiques de M. Moiroud, notre expérimentateur, je me suis demandée comment les plants allaient supporter les tomtates?! Il faut dire que M. Moiroud s'est également posé la question et saura nous répondre d'ici peu puisque ses plants commencent à produire des fruits. D'ailleurs, voici les noms des quatre variétés que sa femme a démarrés à l'intérieur en mars : "Ananas", "Tom Red", "Pêche" et "Sanzana".

Il y a-t-il d'autres internautes qui ont mis leurs tomates au banc d'essai à la façon de M. Moiroud ?

samedi 27 juin 2009

Faire du clonage

Une lectrice de mon blogue m'a posé une bonne question cette semaine : comment récupérer les drageons de son lilas pour en faire de nouveaux arbustes ? J'ai une voisine qui les récolte, les met en terre tout simplement et y réussit très bien. On peut également prélever des pousses récentes directement sur l'arbuste; elles feront d'excellentes candidates pour du bouturage. À ce sujet, j'ai trouvé un bon petit vidéo explicatif d'Albert Mondor (cliquez ici) sur le bouturage d'arbustes. En plus, la période idéale pour le faire commence !

À vos sécateurs, bouturage, poussez !

mardi 23 juin 2009

Enfin du vrai soleil !

J'ai profité de ce beau soleil pour biner la plate-bande accolée à la maison, en façade. De jolies mauvaises herbes avaient profité un peu trop de la terre grasse et humide. Rien de telle qu'un petit coup de griffe et la racine à l'air pour faire périr ces guerrières !

J'en profite du coup pour regarder les progrès des plantes. Les Nicotina sylvestris semées à l'intérieur poussent bien au demi-soleil de la plate-bande et dans mon imaginaire, je les vois devenir géantes et fleuries. Les capucines semées en pleine terre avec ma fille sont aussi bien portant, mais il faudra en déménager quelques unes puisque certaines n'ont pas germé et y ont laissé des trous. J'ai taillé le lilas palibin 'Tinkerbell' qui après nous avoir donné une floraison abondante pour sa petite taille, affichait des spectres de fleurs. 

Demain matin, j'arrose abondamment le jardin ; après les chaleurs de la journée il en a grand besoin.  

dimanche 21 juin 2009

Des tomates en devenir


Ça y est ! La plupart des mes plants de tomates présentent des boutons de fleurs, qui deviendront de délicieux et juteux fruits ! J'ai passé plusieurs minutes à essayer d'obtenir une photo claire avec mon petit appareil photo Canon et voilà ! On voit un regroupement de boutons de 'Galina', que j'ai bien hâte de goûter en chair et en jus avec ma fille...
***
Dans un des bacs du balcon, j'ai semé au début du mois de mai plus que pas assez du persil plat et de la coriandre...Ils sont tous sortis et nous avons sous les yeux deux colonies de fines herbes qui viendront ajouter saveur et couleur aux plats maisons. J'ai surtout hâte de voir si la coriandre poussera bien, car l'an passé j'avais acheté un plant et j'ai eu toute les misères du monde à lui soutirer 4 feuilles. C'est pourquoi j'ai semé cette année la fine herbe au demi-soleil, puisqu'elle n'aime pas les chaleurs et le soleil trop direct. On verra ce que ça donne.
***
Après les opulents Iris germanica, c'est au tour des gracieux Iris sibirica d'être en floraison. Dans la plate-bande de la façade, un iris donné et dont je n'ai pas le nom, s'épanouit dans les teintes de violet et de mauve. Simplement joli.


jeudi 18 juin 2009

Pincez-les !

Ce petit truc, je vous le partage sur le tard, je m'en excuse. Vous avez acheté des plantes annuelles et elles étaient (et le sont peut-être encore) dans un impudique spectacle de couleurs ??? Pincez-les, pardi ! 
Je m'explique. Prenez une annuelle qui a poussé serrée dans sa caissette avec 7-8 autres jumelles. Vous la plantez dans la plate-bande, quelque peu éloignée des autres plants et soudain, vous trouvez qu'elle a une posture un peu trop verticale.  C'est la faute d'une hormone nommée auxine, celle-là même responsable du phototropisme chez les plantes (ça a l'air chinois ce terme là, mais pensez à votre plante d'intérieur qui manque de lumière et qui tend tout son feuillage vers la plus proche source de lumière, voilà le phototropisme !).

Ce qu'il faut, c'est inhiber la production d'auxine et libérer la production d'une autre hormone végétale, qui elle, fera pousser la plante en largeur. Cela signifie non seulement que votre annuelle sera plus ramifiée et plus touffue, mais elle fera également plus de fleurs...

En action : on pince la tige sous les boutons floraux ou sous les fleurs avec ses doigts ou on coupe avec un sécateur. On remarque les jours suivants les nouvelles tiges qui pousseront sous la coupe. On admire un peu plus tard le spectacle des fleurs, lesquelles seront nettement plus abondantes !

photo par Jasmine: Ici un plant de muflier (Antirrhinum majus) pincé il y a une semaine. Déjà, on voit les nouvelles pousses vert pâle qui viendront donner plus de volume à l'annuelle.

Des boutons et des éclosions


Le pré #1 affichent toujours les couleurs de la Julienne des dames et du Cheiranthus, mais l'on voit bien que leur floraison achève bientôt. De loin, le pré est très vert. Toutefois, si on rapproche son visage de celui-ci, on voit qu'il y a des tonnes de fleurs en boutons prêtes à exploser ! Parmi celles-ci, des vivaces et des annuelles comme les rudbeckies, les Coreopsis (deuxième photo), les centaurées (une fleur s'est déjà risquée à se dévoiler comme on voit sur la première photo...), les pavots et les achillées. 
Aussi, une petite indigène (en fait cette une plante naturalisée d'Europe) nouvelle de cette année, a élu domicile dans le pré: la fameuse épervière. Je connaissais bien sa consoeur l'épervière orangée, étant native de Québec où elle pousse abondamment. La jaune, c'est nouveau pour moi. Cette plante qui égaye et intrigue avec ses tiges et ses boutons poilus est aussi une indicatrice de pH de sol : à l'instar du fraisier, elle nous informe par sa présence que notre sol est acide. 

lundi 15 juin 2009

En vrac

Ils sont tous sortis : semis devenus grands et plantes tropicales qui ont séjourné l'hiver au chaud dans notre maison. Parmi celles-ci, il y a le fruit de la passion ou passiflore (Passiflora sp.) qui fait de belles nouvelles feuilles luisantes au soleil du midi, le Schefflera ou Brassaia arboricola qui reprend du tonus après une attaque de kermès cet hiver (un simple nettoyage des feuilles affectées a suffit pour chasser ces insectes) et l'aloès qui avait séjourné au sous-sol rosit du feuillage sous l'effet du soleil direct. Il est toujours satisfaisant de sortir ces plantes et de les voir se développer au grand air, parfois en pleine terre, mais très souvent dans leur pot d'origine auquel j'ajoute un peu de compost pour leur plus grand bien.
***
Il semble que le beau temps est là pour rester. Beaucoup de jardiniers à qui je parle du froid ressentit durant le mois de mai ont perdu quelques semis ou plantes. Maintenant, nous craindrons les chaleurs, les bibittes et les maladies ! À ce sujet, je vous donne une recette bien connue de fongicide maison, facile à faire et écologique. J'avais suggéré à ma mère d'arroser le feuillage de ses pivoines avec ce mélange afin de prévenir le blanc (mildiou) qui tend à apparaître après la floraison. La recette est bonne aussi contre la  rouille et tache du rosier.

FONGICIDE MAISON
Mélangez 1 cuillère à  thé (5g) de bicarbonate de soude (petite vache) dans 4 litre d'eau. Ajoutez quelques gouttes de savon à vaisselle afin que le fongicide adhère aux feuilles.  Vaporisez sur le feuillage de la plante à tous les 7 à 14 jours ou après une pluie. 

Pour d'autres recettes cliquez ici.
***
Ça faisait longtemps que je voulais enfin combler le trou laissé par le déplacement des dalles de béton pour réaliser un sentier (voir ce billet). La semaine passée, je suis arrêtée à la Pépinière chez Jean-François (il ne faut pas s'arrêter trop longtemps sous peine de succomber à des coups de coeur...) pour acheter 6 rouleaux de tourbe. Nous aurions préféré semer du gazon, mais comme l'emplacement est souvent piétiné et difficile à contourner, nous avons opté pour la solution tourbe ! Nous en avons profité pour aussi verdir l'espace entre des escaliers et le terrain, espace lui aussi achalandé. La pose a été relativement facile et comme la tourbe était un peu jaunie, nous l'avons copieusement arrosé à tous les jours en plus de lui faire un apport d'engrais 15-30-15. Notre fille semble bien aimé ce nouveau "tapis" qui est tellement beau et dense, comparé au reste de notre cours ! Pour ceux et celles qui avait suivi mon expérience sur l'aération du terrain à la fourche, je dois dire que j'ai abandonné l'expérience, faute de temps. Mais je remarque que la partie aérée est tout de même moins compactée qu'auparavant. Je dirais que c'est surtout l'ensemencement de trèfle blanc qui a su redonner un peu de "pep" à notre pelouse. J'adore cette plante: elle germe et pousse vite, offre de jolies fleurs blanches comestibles et verdit la pelouse en temps de sécheresse !

***
Pour finir ce vrac de nouvelles, je me suis encore gâtée...Cette fois-ci, j'ai acheté deux graminées, deux Deschampsia cespitosa pour accompagner celle qui ornait déjà la façade. J'aime cette plante qui commence sa floraison à ce temps-ci et qui s'accommode d'une situation mi-ombragée et d'un sol humide. Mon autre achat est un plant de Grande renouée ou Persicaria polymorpha (aussi appelé Polygonum polymorphum). Cette plante est l'un des coups de coeur, si ce n'est pas LE coup de coeur, de Larry Hodgson. Cette vivace géante peut atteindre à maturité de 1,5 à 2,5 m de hauteur et autant en largeur, et ce, en seulement un été ! Elle aime tous les emplacements, de soleil à ombre, croît jusqu'en zone 3 et offre des panicules blanches spectaculaires en guise de floraison. Bref, une plante idéale pour créer des écrans, des haies ou un labyrinthe, pourquoi pas ? Malgré sa présence très arbustive, il faut vraiment la considérer comme une vivace puisque la plante disparaît complètement à l'hiver. C'est une bonne chose car cela lui permet d'être résistante aux sels de déglaçage et à la souffleuse. Que dire de mieux !
photos par Jasmine : (1) La tourbe posée devant l'escalier qui mène à la cour arrière et (2)Mon aide-horticultrice et sa tondeuse ultra écolo !

mardi 9 juin 2009

Vous avez dit mauvaise herbe ?

Le pré numéro 2 semblait super bien parti: les semis avaient levé, ils devenaient gros et forts...mais je trouvais que justement ils étaient un peu trop forts ! Une des plantes semblaient pousser bien vite, vouloir fleurir bientôt (ce qui était quand même un peu tôt pour une annuelle) et en y touchant "aïe!" elle piquait désagréablement. Ça, ce ne devait pas être dans le mélange de pré fleuri...

C'est une mauvais herbe. Une grosse à part de ça. Pis il y en avait partout.

Puis là, je me rappelle notre contracteur pour le pavé uni qui nous a offert un super "deal" sur de la terre de jardin, une belle terre riche, grasse et...pleine de semis de mauvaises herbes !!! Ah, le vilain.

C'est bien payer pas cher, mais après quand on se tape le désherbage, surtout dans un pré, on se mord les doigts et on se marmonne à soi-même qu'on aurait donc dû payer un peu plus cher mais avoir une terre exempte d'adventices.

***
Sinon, une fois enlevées les méchantes plantes qui n'ont pas lieu d'être dans le pré fleuri, le pré #2 se porte bien. Le pré #3 est couci-couça: peu de graines ont levé, mais on garde espoir avec le temps qui se réchauffe. Quant au pré #1, il est superbe. J'ai enfin découvert le nom de cette belle bisanuelle aux fleurs orangées. La piste de départ ? Sa ressemblance avec la Julienne des dames, qui fait partie de la famille des Brassicacées, anciennement des Crucifères. De là, je suis parvenue à trouver qu'elle se nommait Cheiranthus allioni (Erysimum) ou  Siberian wallflower et qu'elle est proche parente de la giroflée. Dans tous les cas, j'adore la chaleur qu'elle dégage et elle fait tourner des têtes, si ce n'est pas le nez, avec son parfum suave. J'ai même pu observer un joli papillon s'abreuver du nectar de la plante...j'ai tenté de trouver son nom sans succès ,mais faut croire que j'ai moins le don pour les insectes !

dimanche 7 juin 2009

Un basilic survivant


Disons que cette année, les semis de basilic n'ont pas connu d'histoire glorieuse. Pourtant, lorsque j'ai vu une vingtaine de petites pousses sortir de terre à la fin avril j'étais plus que positive sur leur avenir. J'avais semé du Ocimum basilicum "Genovese' le 15 avril avec en bouche le goût prononcé d'un futur bon pesto maison. 

Puis à la mi-mai, j'ai sorti les plantules dehors. Aucun repiquage, elles étaient toujours dans leurs petites cellules. Quelle gaffe ! Elles n'ont pas apprécié le froid qui a sévit un soir, puis un surplus d'eau par après. Si elles avaient été repiquées ou semées dans un plus grand contenant, je crois qu'elles auraient survécu à ces épreuves.

Hier encore, j'avais espoir de récupérer 3-4 plants...Jusqu'à ce que ma fille, qui jouait près du plateau à semis (je dois concéder qu'il n'était pas à la bonne place...), l'a renversé d'un revers de jouet. Pouf, par terre les fragiles basilics.

Il ne restait plus qu'un plant. Un survivant. Je me suis empressé de le planter près d'un plant de tomate, dans un bac, là où le soleil pourra peut-être le faire devenir costaud. Je lui ai dit que je comptais sur lui pour produire beaucoup beaucoup de feuilles...Pour faire du pesto, il en faut !

Non, quand même je ne peux pas lui mettre toute cette pression. C'est pourquoi, j'ai décidé que cette semaine, je me ferais plaisir et que j'irais acheter à la pépinière 2, 3 ou même 4 fines herbes différentes, incluant le basilic. Parce que je le mérite bien. J'ai démarré plus d'une trentaine de variété sde plantes à partir de semis pour cet été et j'en suis fière parce que ce fut toute une gestion. La plupart des semis furent des succès et dans certains cas, on pourrait dire qu'il y a place à l'amélioration...

Droits réservés

Creative Commons License
This work is licensed under a Creative Commons Licence.
L'auteur de ce site écrit pour son plaisir avec toute la rigueur possible. Dans ce sens, elle ne saurait prétendre que ses conseils sont les meilleurs. Notez donc que l'auteur n'est donc pas responsable des résultats négatifs suite à des conseils offerts ici.