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À lire d'une couverture à l'autre, le dernier numéro du magazine canadien Garden Making avec des articles sur les plantes indigènes ( des questions et des réponses étonnantes), les nouvelles échinacées, les érables de modeste taille pour les petits espaces, l'intégration réussie des bulbes d'automne au jardin, les laitues de fin de saison à semer maintenant et j'en passe!

vendredi 27 mars 2009

Les 6 commandements pour aménager la façade

La création de ce blogue visait surtout une chose : mettre par écrit le cheminement de la réalisation de l'aménagement paysager de notre terrain. Si j'"horticulte" depuis des années, c'est bien la première fois que je le fais réellement dans mon intérêt et celui de ma famille ! Et il s'avère plus difficile de créer ici le jardin de mes rêves puisque qu'il y a tant de choses que je désire y voir et je suis très exigeante quant au résultat. C'est pourquoi pour appuyer ma démarche j'ai décidé (avec l'aide inconditionnelle de mon copain évidemment) de me fixer des commandements pour aménager la façade : il me faut un cadre, sinon mon imagination déborde !

1) Les indigènes, tu primeras : Les plantes du Québec et de l'Amérique du Nord (surtout de la côte Est) seront les principales résidentes du jardin en façade. Ces plantes adaptées à notre climat et à notre sol favoriseront une saine biodiversité. Ce commandement a été modifié (en mars 2011) par "Les indigènes, tu intégreras" puisque nous avons constaté que notre aménagement serait plus aisé à réaliser et plus harmonieux dans son design si les plantes indigènes jouaient un rôle secondaire plutôt que d'être des vedettes. Il n'en demeure pas moins que nous désirons accorder une place de choix aux indigènes et plus particulièrement à celles qui méritent d'être cultivées pour leurs diverses qualités!

2) Pelouse, tu n'auras point : Exit la tondeuse !!! Que des plates-bandes et des sentiers, fini le gazon. Primo, parce que je crois que cette monoculture est bien assez répandue comme ça. Secundo, c'est tellement plus beau des fleurs au mois de juillet plutôt que du gazon en dormance ! Tertio, c'est réellement un défi que je veux relever de ne pas avoir de pelouse, car il faudra trouver des plantes ou un matériel pour recouvrir  le terrain de la maison à la rue !

3) Original, tu seras : Je n'ai rien contre les échinacées, les rudbeckies, les hostas, les spirées et les boules de cèdres, mais avouez qu'ils sont communs ! Nous voulons ici des plantes méconnues qui se démarquent tout en étant faciles d'entretien.

4) Ravissant durant tout l'an, ton jardin sera : Cela implique qu'il y aura des graminées (oui, beaucoup !) et des conifères qui ne requièrent aucune douillette pour passer l'hiver. Il faudra aussi laisser en place les fleurs séchées des vivaces à la fin de l'été pour admirer le gel qui les embelliront.

5) Les ressources locales, tu adopteras : On creuse un gros trou ? On conserve la terre pour faire une plate-bande. On élague des branches ? On les réduit en copeaux et on les utilise comme paillis.  Je crois fermement à la réutilisation des matières retrouvées sur le terrain, à la fabrication de notre compost et à l'utilisation de fumiers glanés chez des éleveurs d'animaux du coin.

6) Intelligemment, tu achèteras : Dans la mesure du possible, les annuelles et les vivaces seront démarrées en semis chez nous. Pour ce qui est des arbustes et des arbres, il faudra les acheter en majorité l'automne, lors des rabais de fin de saison.

Évidemment que je ne vous laisse pas en plan avec ces 6 commandements ! Tout au long de la saison estivale et, en fait, pour plusieurs années (Rome ne s'est pas construite en un jour, ni en un été !), je vous tiendrai au courant des péripéties concernant l'aménagement de la façade. Je détaillerai éventuellement chacun des commandements, c'est-à-dire comment nous y parviendrons.

Photo par Jasmine Kabuya Racine: Adiantum pedatum, une fougère indigène que j'affectionne particulièrement.

mardi 24 mars 2009

L'Acer saccharum ou le Temps des sucres

Le printemps passé lorsque nous avons élagué nos arbres, mon copain et moi avons remarqué qu'un de ceux-ci coulait abondamment après la coupe de ses branches...Érable à sucre ! Depuis, je gardais en tête l'idée d'entailler l'arbre pour goûter sa sève sucrée...
Eh bien ! J'ai eu droit à une offre extraordinaire il y a quelques jours ! J'étais à la garderie d'Alicia lorsque Steve, papa de deux garçons, m'a gentiment offert de non seulement me prêter seau et chalumeau, mais de venir en plus percer lui-même le trou...Il possédait l'équipement car il entaille dans sa forêt pas moins de 800 érables chaque printemps. 
Quel beau cadeau !

Depuis, le seau se remplit allègrement et j'en suis à me dire que je devrais produire du sirop d'érable...En attendant, j'ai utilisé hier une partie de l'eau d'érable pour remplacer le sirop d'érable dans une recette de Martine des Banlieusardises, les bouchées de poulet à l'érable et à la coriandre. Je vous suggère fortement ladite recette : le poulet a vite disparu des assiettes!

***
Saviez-vous qu'un quart de tasse de sirop d'érable possède une capacité antioxydante qui serait semblable à une portion de tomate, de brocoli ou de banane ? Ben moi, je ne le savais pas ! De plus, le sirop d'érable contient du magnésium, du calcium, du manganèse et de la riboflavine, apports nutritifs que ne fournissent pas le sucre blanc ! Alors, on sait quoi choisir pour sucrer nos plats et on le choisit sans aucune culpabilité !


jeudi 19 mars 2009

Marmotte !

Je n'aime les marmottes qu'une fois par année. Vous aurez deviné que c'est en ce moment, car elles annoncent le retour de la belle saison! C'est durant ma marche matinale d'aujourd'hui que j'ai vu la bête. Elle avait son habituel air goguenard et se prélassait non pas sur le bord de son trou mais sur le balcon avant d'une résidence...

Pour clore le tout, j'ai remarqué que quelques crocus avaient survécu à l'arrachement (mon copain avait fait le ménage de la plate-bande Est l'été passé et avait jeté par mégarde les bulbes des crocus...). Quelques tiges vertes striées de blanc pointent du nez hors du sol....

C'est vraiment le printemps !
Alicia et les crocus, avril 2008.

Oust chat de ruelle !

Anouk a quatre chats. En fait, il s'agit d'une famille recomposée; deux chats lui appartiennent et les deux autres sont à son copain. Et si je ne m'abuse, un cinquième, orphelin celui-là, est en vu d'adoption...Tout cela n'empêche pas ma chère amie de détester les matous et chattes de ruelles qui rôdaillent dans sa cour arrière et viennent décharger leurs besoins pestilentiels. C'est pourquoi elle m'a demandé dernièrement s'il n'existait pas un truc pour éviter que la gente féline vienne jouer dans ses plates-bandes. 

Voici les résultats de mes recherches :

- Des bâtons dans les pattes
Le Magazine Animal explique que les chats se font des chemins à travers les terrains, chemins qu'ils utilisent régulièrement. Habituellement, ils n'aiment pas retrouver des obstacles sur leur route. C'est pourquoi on suggère de planter dans le sol, de façon rapprochée, des bâtonnets, comme ceux pour les brochettes de viande ; les chats détestent faire du slalom et se tanneront de traverser votre jardin !
L'odeur des agrumes, de l'ail et de l'oignon semblerait répugner les chats. On peut donc disposer des pelures d'oranges, de pamplemousse ou de citron ici et là dans le jardin ou même planter de l'ail (d'ailleurs on peut le planter au printemps) pour dégoûter les chats de passer sur notre terrain.
Les chats aiment bien jouer et faire leur besoin dans la terre sèche et dans les plates-bandes neuves...dans ce cas, on arrose le sol (mais il faut pas l'inonder non plus au risque de noyer les végétaux !),  on met du paillis ou on dépose des branches de sapin au sol. 

Je propose ces trucs avec aucune expérience à l'appui...À vous d'essayer et de m'en reparler !

vendredi 13 mars 2009

Semis: un, deux, trois c'est parti !



Ça y est, les premiers semis sont démarrés ! J'ai semé ceux qui nécessitaient de 8 à 10 semaines de cocooning avant d'aller se faire aller la couette dans le vent du printemps ! Le piment d'Espelette récolté par une amie ainsi que le Plectranthus argentus, dont j'ai vraiment hâte de voir le résultat, ont été déposés avec amour sur un lit de terreau à semis. Pour les cobaea, elles germeront dans mes fameux godets de papier journal

J'ai finalement brumisé mes semis d'une infusion de camomille pour prévenir la fonte du semis : parce que il n'y a rien de plus décevant que de voir ses graines lever puis mourir subitement, le collet cassé par ce champignon malfaisant !

jeudi 12 mars 2009

Energy star et store de pvc

Une blogueuse et lectrice m'a fait remarquer que mon idée de démarrage de semis sur le dessus du frigo n'était pas si "hot"...Il semble que mon modèle récent de frigidaire laisse échapper moins de chaleur, pour ne pas dire pantoute ! Alors, ce truc s'adresse à ceux qui ont encore leur vieux frigo qui bouffe plein d'énergie ; chanceux vous pouvez partir vos semis sur le top de ce dernier !!!! Profitez-en...

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Tiens pour contrebalancer mon truc maison qui s'est révélé moyen, je vous en suggère un autre !!! Pour étiqueter vos semis dans les cabarets, rien de tel que des languettes découpées dans de vieux stores en PVC (on a toujours un de ces horribles stores blancs tournant sur le gris qui traîne dans le fond d'un garde-robe...). Vive la récup !

mercredi 11 mars 2009

Larry, tu accompagnes mes nuits


Je n'aimais pas tellement Larry au début quand j'ai fait sa connaissance un peu avant 2000. Fort probablement parce que je ne voulais pas adhérer  à son idée du jardinier paresseux ; pour moi paresse égalait échec! Puis après avoir dévoré son bouquin Les Coups de coeurs, Tome 2, j'ai cédé...Larry a maintenant une place dans mon coeur !

Il faut spécifier que je ne le connais qu'à travers ses chroniques et ses livres, ce Larry Hodgson. Son concept de jardinier paresseux, après expériences, s'avère des plus vrais : le jardin devrait être un loisir et non pas un labeur ! Ainsi les plantes coup de coeur présentées par ce paresseux de jardinier, sont des végétaux beaux de partout (feuillage, fleurs et prestance) tout en étant faciles de culture. Wow, on aime ça !

Je dévore donc ce premier tome après avoir lu le deuxième (!) surtout la nuit...Ben oui ! Tant qu'à regarder le mur ou à m'endormir la tête dans une position idéale pour un torticolis, je lis Larry en allaitant mon petit bonhomme âgé aujourd'hui d'une semaine...C'est étrange de lire des descriptions de plantes à 2 heures du matin, faut être une foutue mordue pour faire ça, que j'me dis !

Le seul hic : la lecture de ce livre me donne des démangeaisons d'achats compulsifs de plantes....Arrggg !

Les coups de coeurs du jardinier paresseux, Larry Hodgson, chez Broquet.

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