Moi qui écrivais il y a quelques jours que je me devais d'être patiente dans la réalisation de la façade, je n'ai pas pu m'empêcher de quitter la pépinière hier avec sous le bras un Amelanchier canadensis. Croyez-moi j'y étais allée seulement pour acheter un sac de semences à gazon pour l'ombre...
Et puis, sur mon plan d'aménagement, j'avais déjà prévu un espace pour ce bel arbuste qui très bientôt fleurira.
Comme il pourrait atteindre les 3 mètres de largeur et les 6 mètres de hauteur, nous lui avons réservé un bel espace au milieu du terrain de la façade. L'Amelanchier tolère à peu près tous types de sols (le nôtre étant acide et argileux) et il est fort rustique (on le retrouve en zone 2 !). Et puis...c'est un de nos arbustes indigènes !
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En creusant le site du futur locataire, je pensais à ce prof en horticulture qui nous parlait des deux écoles de pensée au sujet de la plantation d'arbres et d'arbustes. La première école préconise de planter les ligneux en leur faisant une plus grande fosse que la motte et d'y ajouter du compost, de la nouvelle terre, surtout si celle existante s'avère pauvre ou trop compacte, et autres composants que le planteur juge nécessaires (os moulu, mycorhizes, etc.) L'autre école est beaucoup plus sévère: elle demande l'adaptation immédiate de l'arbuste à ces nouvelles conditions en lui imposant le sol existant ni plus ni moins.
Selon moi, il est plus raisonnable d'appliquer les deux écoles, de fondre leurs principes ensemble. Par exemple, pour mon arbuste, j'ai ajouté au fond du trou un peu de compost maison et j'ai remis dans sa fosse de plantation, le sol existant. Cette méthode mixte fonctionne surtout si l'arbuste ou l'arbre choisi a été sélectionné selon l'environnement existant. On doit le plus possible adapter nos choix de végétaux à notre type de sol et non pas l'inverse, au risque d'être déçu par le manque de vigueur d'un rhododendron planté dans un sol calcaire...

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